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Le crédit renouvelable: Ce qu’il faut savoir

Aussi appelé crédit permanent ou crédit revolving, le crédit renouvelable est un mécanisme de prêt souvent adossé à une carte de crédit fournit l’accès à une somme qui peut être dépensée à plusieurs reprises au fur et à mesure de son remboursement par l’emprunteur. Souvent critiqué et contrôlé de façon de plus en plus sévère, il a fait l’objet de nombreuses lois au cours des dernières années.

Une offre extrêmement flexible …

Cette forme de crédit à la consommation est souvent proposée sur des lieux de vente en plus des formules offertes par les banques. Il s’agit d’un emprunt que le consommateur peut utiliser à sa guise tant que les sommes empruntées restent inférieures à un certain plafond, moyennant des taux d’intérêts très élevés (de l’ordre de 15 à 20% annuels). Le plus souvent, cet argent se dépense à l’aide d’une carte de crédit, directement lors de l’achat : à l’inverse d’un crédit affecté, il n’est pas lié à un achat particulier (voiture, électroménager …) et ne nécessite pas de justificatif. C’est cette facilité et cette flexibilité qui en a fait la coqueluche des grandes enseignes, dont les offres de fidélité regorgent d’offres de micro-crédits permanents. Les cartes de fidélité constituent parfois elles-mêmes des cartes de crédit utilisables dans un réseau de magasins. Attention toutefois à ne pas trop dépenser, car le rappel à l’ordre peut être sévère.

Mais une flexibilité coûteuse.

Les critiques du crédit renouvelable comme facteur de surconsommation, voire de surendettement, sont nombreuses, surtout par les associations de défense des consommateurs. Le nombre d’enseignes proposant ces offres augmente le risque d’ouvrir plusieurs crédits en même temps, et ceux-ci ont longtemps été accordés à des particuliers déjà très endettés. Les crédits renouvelables se retrouvent aujourd’hui dans 70% des dossiers de surendettement, si bien que les gouvernements successifs se sont donnés pour objectif d’en limiter les recours. Ciblé par la loi Lagarde en 2010, la loi bancaire en 2013 puis par la loi Hamon en 2014, le crédit renouvelable français présente aujourd’hui un des taux les moins chers d’Europe. Néanmoins, ce taux étant presque toujours variable, il convient d’être particulièrement attentif aux modalités de remboursement.

Les consommateurs sont de plus en plus protégés par la législation.

Ainsi, ce type de contrat qui se renouvelle tacitement chaque année peut, depuis 2005, être interrompu à tout moment par l’envoi d’une lettre à l’organisme prêteur. Un contrat non utilisé pendant deux années consécutives sera automatiquement résilié. De plus, la loi Lagarde de 2010 a étendu la période de rétractation en cas de souscription à distance jusqu’à 14 jours au lieu de 7. Elle impose également aux magasins de proposer au moins deux modes de crédit. Néanmoins, une enquête de l’association de défense des consommateurs CLCV a pointé en 2015 les lenteurs des enseignes à respecter cette loi ; ainsi 60% des commerces la contournaient, en plaçant un crédit renouvelable comme condition pour obtenir un crédit amortissable, par exemple, et 20% ne l’appliquaient pas du tout.